Un petit bout de Mona-Lena.

Vendredi 23 Décembre 2011
11h45






Je me souviens quand j'étais au collège, autant dire que ça date, on me cataloguais comme la fille qu'on adore ou qu'on déteste, sans juste milieu, sans nuance. Je me faisais taper sur la gueule, j'étais un bouc émissaire parfait. Un bouc émissaire bien entouré. Un bouc émissaire qui avait un sens de l'humour imparable. 


Cette nuit j'ai dormi, quel soulagement! Je me sens beaucoup mieux du coup.
Ce matin, je démaquillais le noir de la veille, et en me regardant dans le miroir j'essayais de faire une minie rétrospective de ma petite vie de 19 ans presque 20. Comme toutes les vies elle a été ponctuée de hauts et de bas, de drames personnels et de joies inoubliables.
Je voyais une jeune-femme, j'voudrais arrêter de dire fille parce que je voudrais ne plus en être une, plutôt jolie, dans l'ensemble souriante, promise à une vie point trop mal si elle se sort les doigts du cul.
J'essaye de regarder autour de moi. Je ne vois que des personnes qui ont mangé de la merde, il en est ressorti des papillons.
Comment font-ils? Je sais pas. Moi quand je bouffe de la merde, y'a rien qui en ressort ni du bien ni du mal, je garde ça bien planqué en moi. Ça se digère mal et ça donne mal au ventre, mais il faut occulter. Je pourrais vous parler de ma Maman, ma sainte, mais je trouve toujours que le dictionnaire est trop pauvre pour pouvoir mettre des mots sur elle. J'pourrais parler de mon Papa, le soldat de ma vie. Mes frères, mes soeurs, ceux de tous les jours et ceux d'il y'a dix ans. Vous parler de cette jeune-femme là, une autre frangine, de la graine de celles que l'on choisit. A croire qu'avant j'avais plus de vocabulaire pour peindre mon entourage.
Ou alors à vieillir on remarque les nuances, que la vie n'est pas noire ou blanche, mais qu'il y'a une infinité de teintes de gris, qu'elle est pleine de motifs, de coupes différentes. Ces choses que l'on ne voit pas quand on est plus jeune. Alors j'ai vu les nuances chez les gens que j'aime, et je ne sais plus parler d'eux.


Au final c'est vraiment ça, ce matin quand je me suis vue dans le miroir, que j'ai fais ma petite rétrospective, j'ai pas vu une jeune-femme, une étudiante, une éventuelle mère, une rieuse, une blonde, une amoureuse, une joueuse, une névrosée. 
J'ai d'abord vu tous ceux que j'aime.
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2 commentaires:

  1. Quel jolie texte ma Sauce :)
    Moi si je devais te décrire je dirai que tu es une fille adorable, qui a des drôles de délires mais avec qui on rigole vraiment bien, une fille qu'on n'arrive pas à cerner par moment. Une fille superbe :).

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  2. T'es vraiment un amour <3 J'aime ça te lire :)

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